3 mai 2026 au Assassinat de Lyhanna. Le virus Ebola est de retour. Marine Le Pen y va quand même, au risque d’un boulet au pied, en forme de bracelet.. 9051

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publié par (l.peltier) le 16 août 2008 En savoir plus

3 05 2026

En Europe, le prix de la guerre de Donald Trump contre l’Iran.

  • surcoût européen des importations énergétiques depuis le 28 février : 27 milliards €
  • augmentation de 15 à 25 % des droits de douane américains pour les véhicules made in Europ
  • Lufthansa supprime 20 000 vols ; coût de la hausse du prix du kérosène pour Air France KLM : 205 milliards €.
  • un baril de pétrole à 123 $ le 30 avril 2026
  • grands risques d’un retour de l’inflation

7 05 2026

Au dire des connaisseurs, c’est un des plus beaux matchs qui ait jamais été joué :

Foot PSG Bayern 7 mai 2026

8 05 2026

112 mètres de long et 400 tonnes de poissons pêchées par jour : un nouveau navire de l’enfer mis à l’eau en mer du Nord

Ce gigantesque chalutier est inauguré ce vendredi à IJmuiden, Pays Bas, à une quarantaine de kilomètres d’Amsterdam par le groupe Parlevliet & van der Plas, l’un des cinq géants néerlandais qui dominent la pêche industrielle en Europe. Avec 111,5 mètres de long et 21 mètres de large, ce navire usine fait frémir depuis plusieurs jours pêcheurs et organisations de protection de l’environnement.

Prévu pour remonter 60 000 tonnes de poissons à l’année, l’Annie Hillina égale un autre géant des mers, jusque là connu comme le plus grand chalutier au monde : l’Annelies Ilena. En service depuis les années 2000, ce dernier est du même groupe.

Le tout nouveau bateau de l’entreprise néerlandaise incarne une fuite en avant technologique mise au service de la destruction de l’océan et de la pêche artisanale, dénonce l’association de défense de l’océan Bloom. Ce navire de l’enfer, comme le surnomme l’ONG, s’est déjà vu octroyer des autorisations de pêche pour toute une batterie d’espèces déjà surexploitées.

L’Annie Hillina doit pêcher des poissons fourrages, ces petites espèces en bas de la chaîne alimentaire marine : maquereau, sardine, hareng, chinchard, ou encore merlan bleu. Plusieurs de ces animaux sont pourtant surpêchés dans les eaux européennes. Les scientifiques appellent par exemple à diviser par quatre les prises de maquereaux dans l’Atlantique nord – une recommandation que n’a finalement pas suivi l’Union européenne, qui a acté en mars dernier une baisse de seulement 48 % des captures.

Il y a quelque chose qui m’échappe dans la stratégie de Parlevliet & van der Plas, témoigne Laëtitia Bisiaux, responsable de la campagne pêche industrielle à Bloom. Je ne comprends pas comment ils peuvent investir 80 millions € dans un système contraint par des quotas en baisse avec l’effondrement des poissons, et avec des prix du carburant qui explosent.

La militante n’hésite pas à soupçonner le groupe de fraudes, rappelant par exemple que l’un des chalutiers géants dont il a la gestion avait été condamné en 2012 à 595 000 € d’amende en France pour avoir pêché illégalement plus d’un millier de tonnes de poissons.

Bien que sous pavillon des Pays-Bas, l’Annie Hillina dispose de droits pour pêcher dans les eaux françaises, au large de la Normandie et des Hauts de France. En novembre décembre, ces chalutiers aspirent la zone et mettent à blanc toute la zone côtière, c’est un vraie concurrence déloyale pour les petits pêcheurs, dénonce Laëtitia Bisiaux. Il y a une répercussion sur la ressource, mais aussi sur la cohabitation entre les métiers, complète Stéphane Pinto. Nous subissons aussi les interdictions de pêche dans les zones anglaises, et on réduit l’espace maritime tout en augmentant la pression sur la ressource avec des navires de plus en plus gros.

L’annonce de la mise à l’eau de ce nouveau chalutier géant est accueillie froidement par le monde de la pêche française. N’importe quel pêcheur ne veut plus de ces bateaux usines qui pêchent beaucoup trop, a par exemple réagi Olivier Leprêtre, président du Comité régional des pêches des Hauts de France, dans Ouest France. La pêche artisanale fait vivre beaucoup de monde à terre, ces chalutiers épuisent la mer.

Le groupe néerlandais doit cependant respecter des quotas de pêche, fixés par l’Union européenne pour chaque État membre, et répartis ensuite entre les pêcheurs dans chaque pays. Il dispose d’accords pour pêcher dans d’autres régions du monde, comme en Amérique du Sud ou le long des côtes africaines.

Pour Bloom, un tel navire n’a sa place nulle part. Ni dans la bande côtière française en conflit avec les artisans, ni au large de l’Écosse à affamer les fous de Bassan [des oiseaux marins,], ni en Afrique de l’Ouest à piller les communautés côtières parmi les plus vulnérables au monde.

L’association organise une manifestation avec citoyens et pêcheurs ce vendredi 15 mai 2026 en début d’après-midi sur le port d’IJmuiden pour dénoncer l’inauguration de ce navire de l’enfer. Plus globalement, elle appelle à l’interdiction des navires de plus de 25 mètres dans les eaux territoriales françaises (soit les 22 premiers kilomètres depuis la côte), ou encore à un plan de démantèlement des navires usines.

Esteban Grépinet. Vert 8 05 2026

ANNIE HILLINA Vessel photos for anthoinette77 - vesseltracker.com

14 05 2026

La diplomatie et l’hypocrisie ont de tout temps été plutôt proches… nécessité fait loi. Mais là dans l’accueil fait par Xi Jingping à Donald Trump à Pékin, hypocrisie et diplomatie sont devenues des sœurs siamoises : un sommet  dans la tartuferie.

17 05 2026

un pavé dans la mare ? non, c’est trop peu  pour parler d’un scandale à 2 270 mètres d’altitude

Une retenue d’eau creusée en 2020 pour garantir l’enneigement d’une piste de ski qui pourrait figurer aux JO Alpes 2030 menaçait jusqu’à peu un hameau de la commune de Courchevel, selon une étude géomorphologique à laquelle Le Monde a eu accès.

Les travaux réalisés pour garantir l’enneigement de la célèbre piste de l’Eclipse, à Courchevel (Savoie), pour les Championnats du monde de ski alpin de 2023 et dans la perspective des JO Alpes 2030, ont ils exposé les populations d’un hameau – les chalets de la Saulire – en contrebas à un scénario qui aurait pu être catastrophique ? Selon une expertise géomorphologique datée de décembre 2025 à laquelle Le Monde a eu accès, la retenue d’eau de la Loze, creusée en 2020 à 2 270 mètres d’altitude pour stocker les 170 000 m³ d’eau nécessaires à l’enneigement des 3,2 kilomètres de piste, s’affaisse sur ses fondations à une vitesse alarmante.

L’infrastructure, d’un coût de 5,7 millions €, avait montré ses premières faiblesses dès sa mise en eau. La première année, en 2022, on avait noté un léger tassement qu’on a d’abord attribué à la récente mise en service, observe David Vignon, directeur des projets et du développement durable de la Société des Trois Vallées (S3V), qui exploite le domaine skiable de Courchevel.

Face à la persistance du phénomène, cette entreprise a mandaté le géant mondial de l’ingénierie de l’eau et des barrages, Artelia, pour une expertise plus poussée. Mi décembre 2025, la quarantaine de pages remises aux dirigeants de l’entreprise a conclu à une défaillance structurelle du barrage d’altitude, liée à l’évolution thermique du sous sol.

En superposant des images de 2022 et de 2025, les ingénieurs d’Artelia ont conclu que l’ensemble du glacier rocheux sur lequel est installée la retenue s’affaisse. Un mouvement que ces spécialistes expliquent par la fonte de la glace résiduelle toujours présente de façon très probablement diffuse sous le glacier rocheux. À la différence d’un glacier blanc classique, cet amas de roches et de glace vieille de plusieurs siècles, voire millénaire, se comporte comme une pâte épaisse. Tant que la glace reste gelée, la matière est stable, mais dès qu’elle fond, le liant disparaît et la cohésion des blocs avec.

En prime, cette fonte affecte la partie de la retenue située côté digue, en surplomb de la pente. C’est cette zone qui s’affaisse de façon plus importante, de l’ordre de 40 à 50 centimètres depuis sa création, soit environ 15 cm/an, précise le rapport. S’il n’est pas anormal qu’une construction de ce type bouge de quelques millimètres chaque année, les 150 millimètres relevés à la Loze ont été jugés suffisamment inquiétants pour que la préfecture de Savoie impose, fin 2025, une vidange partielle, puis quasi totale, de la réserve. Dans un premier temps, nous avons dû descendre à 146 000 m³ d’eau, puis à 132 000 et, finalement, à 25 000, rappelle David Vignon. Une façon radicale d’éviter le scénario catastrophe envisagé dans l’étude d’impact : une rupture de la digue, barrage plein, aurait risqué de précipiter en trente minutes une lave torrentielle sur La Tania (90 chalets et huit résidences hôtelières), l’un des hameaux de Courchevel.

Les scientifiques qui scrutent au quotidien la montagne et ses aménagements s’émeuvent de ce fiasco. Carmen de Jong, géographe à l’université de Strasbourg et spécialiste de l’hydrologie d’altitude, aimerait comprendre comment on a pu autoriser la construction, il y a quelques années, de cette immense retenue d’eau sur une zone aussi mouvante. Elle estime fâcheux qu’on ait amputé de presque 1,5 hectare un glacier rocheux remarquable pour y placer une retenue collinaire et déplore qu’on n’ait pas anticipé qu’avec le dérèglement climatique, il ne va pas s’arrêter de fondre.

Expert reconnu dans l’étude du permafrost et de la dynamique des glaciers rocheux des Alpes, Xavier Bodin, lui, conçoit qu’on ait pu ne pas détecter la présence de glace lors de la construction. Le glacier rocheux était cartographié, mais il reste toujours difficile de prédire s’il contient encore de la glace, rappelle ce chercheur au CNRS rattaché au laboratoire Edytem (Environnements, dynamiques et territoires de la montagne), qui estime quand même que c’était jouer avec le feu que d’installer la retenue versant nord à plus de 2 200 mètres d’altitude.

Le chercheur regrette, au passage, que cet aménagement contribue à la disparition d’un vestige de la fin de la dernière époque glaciaire en accélérant la fonte de ces glaces qui ont commencé à se former durant la grande glaciation, à l’époque où le climat des Alpes ressemblait à celui du Groenland aujourd’hui… Ces objets scientifiques exceptionnels sont désormais non seulement menacés par le réchauffement climatique, mais aussi, comme ici, par certaines activités humaines, rappelle-t-il, soulignant le rôle de la retenue de 2,7 hectares dans la fonte du glacier.

Artelia conclut en effet que la fonte du permafrost de la Loze est moins due au réchauffement global des Alpes qu’à la retenue elle-même. Celle-ci a agi comme un radiateur géant et a été à l’origine de l’accélération du dégel, le rapport rappelant que les effets thermiques des lacs sur le permafrost ont été mesurés jusqu’à plusieurs dizaines de mètres de profondeur.

Inauguration de la piste de l’Eclipse, aménagée pour les Championnats du monde 2023 de Courchevel-Méribel (Savoie), le 17 février 2022. La retenue d’eau de la Loze conserve de quoi enneiger artificiellement les 3,2 kilomètres de cette piste.

Alors que les sites des JO Alpes 2030, encore en discussion, doivent être finalisés avant l’été, et que Courchevel, joyau du domaine français, fait pour l’heure partie des sites incontournables avec la piste de ski de l’Éclipse, la S3V a déjà son plan pour sortir de l’impasse. Suite à l’étude Artelia, la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) nous demande soit d’enlever la glace qui se trouve sous la retenue, soit de sortir la retenue de la zone d’aléas, soit d’injecter un liant qui remplirait le vide laissé par la fonte des glaces, expose David Vignon. Ce dernier sait désormais, après une nouvelle campagne de sondages réalisée ce printemps par deux géomorphologues, que la glace a une épaisseur comprise entre 5 et 10 mètres et se trouve à 7 mètres sous une partie seulement du lac artificiel.

La S3V projette donc de réduire légèrement la surface de la retenue, là où la glace souterraine est présente, puis de reconstruire la digue en la faisant passer de 19 à 21 mètres de hauteur, afin que la réserve conserve le même volume d’eau. Et, pour l’heure, David Vignon se veut formel : les connaissances que nous avons aujourd’hui de la zone de la retenue ne remettent pas en cause l’usage de la piste de l’Éclipse lors des JO Alpes 2030. Après s’être mis d’accord avec la mairie de Courchevel (qui, comme la préfecture, n’a pas répondu à nos sollicitations) pour libérer l’Éclipse de compétitions durant l’hiver 2026 – 2027, l’homme a déjà son rétroplanning. Nous refaisons des sondages en juin, déposons nos demandes en septembre à la préfecture pour instruction du dossier cet hiver, et délivrance des autorisations au printemps 2027. Les travaux commenceront en avril et la Loze sera remise en eau en novembre, rappelle le responsable des projets. En parallèle, la S3V a lancé un audit des installations qu’elle gère en altitude, de crainte que la mésaventure de la Loze se répète ailleurs.

Pour l’heure, ce dossier à plusieurs millions € est entre les mains de quatre assureurs qui cherchent le responsable de la faillite initiale. Ce qui agace Valérie Paumier, la fondatrice de Résilience Montagne, une association qui milite pour un aménagement compatible avec le dérèglement climatique. Pour elle, tant que les banques financent et tant que les assurances assurent ces projets à rebours de tous les constats, il sera impossible de changer vers un modèle en ligne avec les enjeux environnementaux, et les exploitants continueront à dégrader les milieux montagnards et la planète.

Cette opposante de la première heure à la construction de cette retenue rappelle qu’officiellement, les valeurs du CIO sont incompatibles avec la destruction des espaces naturels et que la retenue de la Loze est bien la preuve, image à l’appui, que les JO 2030 ne peuvent pas être durables et écologiques comme annoncé par la gouvernance.

Maryline Baumard. Le Monde du 17 mai 2026

Valérie Paumier parle de la responsabilité des banques et des assureurs… peut-être, mais, plus en amont, il y a à l’évidence une très grande responsabilité des autorités administratives, préfecture en tête, qui ont délivré les autorisations nécessaires : c’est à dire qu’on a volontairement fermé les yeux sur la dangerosité de l’implantation d’une telle retenue sur un sol aussi fragile. Cela se nomme corruption et les corrupteurs ont été ceux qui avaient intérêt à avoir à leur disposition cette réserve pour alimenter les canons à neige. Cela sent très fort l’entreprise mafieuse. Et c’est une belle épine de plus dans les pieds du COJO 2030.

Vu à Montpellier, collé sur un panneau de limitation de vitesse à 50 : la retraite à. Quelques centaines de mètres plus loin, sur un panneau de limitation de vitesse à 70, un autre avis : non ! la retraite à. À l’heure actuelle, les panneaux de limitation de vitesse à 80, 90, 110 et 130 n’ont pas encore été investis… mais pour combien de temps ? … La retraite à 130, ceux qui sont pour, levez la main…

Lu sur la carte d’un restaurant de Balaruc les Bains, dans l’Hérault : Assortiment de poisons. Un S qui manque, et cela peut vous envoyer en prison.

Finale de la Coupe de France de foot  : Lens – Nice et c’est Lens qui gagne, dans une ambiance joyeuse où les supporters lensois prennent pour hymne Les Corons de Pierre Bachelet. Il existe donc des supporters joyeux et qui savent rester dans les limites de l’acceptable.

Vu à Los Angeles, dans un restaurant  qui a cru bon de s’adjoindre un robot pour amuser le client ; mais voilà que le robot pète un câble et se met à tout casser dans la baraque : vaisselle, mobilier … une vraie dévastation. L’histoire ne dit pas si les assurances couvrent le risque. C’est peut-être bien ce genre de truc qui nous emmènera dans l’apocalypse : un bon gros bug sur une IA à même de prendre des décisions capitales et on se retrouve soit avec des virus mortels lâché un peu partout dans le monde, soit avec des pluies non stop qui font monter les eaux en noyant la moitié de la population mondiale, soit, soit, soit…

21 05 2026

Paul Kuentz, chef d’orchestre de 96 ans, encore en activité se confie sur France Musique : au quotidien, ma vie n’est pas drôle …. inutile de vous faire un dessin ; mais quand je suis au pupitre, je suis un autre homme. 

27 05 2026

Bruce Springsteen, lors de la tournée Land of Hope and Dreams au Madison Square Garden, à New York, le 11 mai 2026.

Notre démocratie, notre Constitution et notre État de droit sont aujourd’hui remis en cause comme jamais par un président dangereux, raciste, incompétent et traître, et par l’administration de cet imbécile. Bruce Springsteen Stade des Nationals – baseball- à Washington.

4 06 2026

Le virus Ebola est de retour dans l’est du Congo Kinshasa

Pendant des décennies, j’ai soigné les communautés les plus vulnérables de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), la région où je suis né et où j’ai grandi. J’ai traité des femmes victimes de violences sexuelles, des enfants nés dans l’exil et des familles qui tentent chaque jour de survivre là où les systèmes de santé se sont depuis longtemps effondrés. Je sais à quoi ressemble l’abandon. Et je connais intimement le prix de l’indifférence. C’est pourquoi l’épidémie d’Ebola qui se propage aujourd’hui dans l’est de la RDC et en Ouganda est pour moi bien plus qu’une urgence sanitaire. C’est une nouvelle conséquence prévisible d’années de violence, de négligence et d’échec politique. Une plaie qui continue de s’infecter parce que le monde a choisi de détourner le regard.

Cette épidémie d’Ebola est la 17° à frapper la RDC, à peine cinq mois après la fin de la précédente. Au moment où j’écris ces lignes, plus de 1 200 cas d’Ebola et au moins 264 décès ont été signalés. Des chiffres sans doute largement inférieurs à la réalité. Cette variante rare du virus Ebola – la souche Bundibugyo – a circulé sans être détectée pendant au moins six semaines, en partie parce que les coupes dans l’aide au développement ont contraint les laboratoires à ne tester que la souche Zaïre, plus courante.

Seule une faible proportion des contacts connus a été retracée. Cette nouvelle épidémie pourrait devenir la plus meurtrière jamais enregistrée. Le virus s’est déjà propagé au-delà de son épicentre en Ituri, vers des provinces voisines et des grandes villes comme Kampala, la capitale ougandaise. Chaque nouveau cas ouvre une nouvelle chaîne de transmission qu’il faut retracer et isoler, et frappe une famille dont la vie est sur le point d’être brisée. Nous ne devançons pas ce virus. Nous courons derrière lui.

L’est de la RDC n’est pas un environnement neutre où un virus serait simplement arrivé. Des décennies d’ingérences étrangères et de luttes entre groupes armés ont alimenté une méfiance profonde de la population et une désinformation galopante, avec des conséquences dévastatrices. Des centres de santé ont été détruits et des unités d’isolement incendiées. Du personnel de santé, parfois menacé, agressé, voire tué dans l’exercice de ses fonctions, continue malgré tout de risquer sa vie pour venir en aide à des communautés souvent hostiles.

Contenir une épidémie exige de la sécurité, de la confiance et un engagement communautaire durable. Or, rien de tout cela ne peut être improvisé dans l’urgence. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a eu raison de se rendre à Bunia pour superviser la réponse à l’épidémie. Il a également eu raison de dire que nous ne pouvons pas instaurer la confiance ni isoler les malades sous les bombes. Je m’associe à lui pour exhorter toutes les parties belligérantes à accepter un cessez le feu immédiat afin de contenir cette épidémie.

J’y ajoute mon propre appel d’urgence : l’aéroport de Goma doit être rouvert sans délai pour faciliter la riposte sanitaire et l’acheminement de l’aide humanitaire. Le Rwanda et l’Ouganda ont déjà fermé leurs frontières, à rebours des recommandations de l’OMS, qui avertit que ces fermetures poussent les populations à les franchir illégalement, sans aucun contrôle. Chaque jour où Goma reste fermée, le cordon vital acheminant les fournitures médicales et les équipes d’urgence se fragilise davantage. Le monde ne peut pas détourner le regard, alors que des millions de personnes sont privées d’aide.

De nombreuses épidémies d’Ebola dans cette région, dont celle de 2018 – 2020 en RDC, qui a tué plus de 2 000 personnes, ont été combattues à l’aide de vaccins et de traitements. Dans le cas de Bundibugyo, nous n’en avons pas. La mise en place d’un traitement viable prendra, au mieux, de six à neuf mois. La réponse à l’épidémie repose donc sur les principes fondamentaux de santé publique : traçage des contacts, isolement et relation de confiance avec les communautés affectées. Ce sont précisément ces capacités qui ont été gravement érodées par des années de sous investissement.

Nous combattons cette épidémie avec bien moins de ressources que nous n’en avons eu pour toutes les crises comparables de mémoire récente. L’aide américaine à la RDC a chuté de 68 %, passant de plus de 1,41 milliard $ en 2024 [environ 1,2 milliard € à l’époque] à seulement 451 millions $ en 2025. Les capacités épidémiologiques locales, les réseaux de laboratoires et les chaînes logistiques que l’Usaid [Agence américaine pour le développement international] et les partenaires de l’Union européenne avaient laborieusement construits avec nous au fil des années ont été brutalement démantelés ou gravement dégradés. La solidarité que le monde prétend défendre sonne aujourd’hui creux.

Les gouvernements, les donateurs, les agences des Nations unies et les organisations humanitaires doivent se mobiliser de toute urgence derrière l’OMS et l’Africa CDC [Centre africain de contrôle et de prévention des maladies]. Le personnel de santé doit être soutenu et protégé. C’est lui qui est en première ligne de la détection, et qui permet le traçage des contacts et les enterrements sécurisés afin d’empêcher la propagation du virus. Les femmes et les filles, qui représentent environ les deux tiers des cas suspects, requièrent une attention particulière. Les restrictions à l’importation d’équipements de protection individuelle doivent être levées immédiatement. Et les quelque 264 millions $ nécessaires aux opérations en RDC et en Ouganda, ainsi que 54 millions pour la préparation dans les pays voisins, doivent être financés sans autre délai.

Ce qui se joue ici dépasse cette épidémie. L’accord sur les pandémies, adopté par l’Assemblée mondiale de la santé, en mai 2025, demeure incomplet et non ratifié, tandis que des accords bilatéraux fragmentés risquent de saper la souveraineté sanitaire et la coopération en matière de prévention. Sans consensus sur son annexe relative à l’accès aux agents pathogènes, rien ne garantit que les vaccins dérivés de pathogènes originaires de cette épidémie en Afrique parviendront équitablement aux Africains. Nous avons vécu cette injustice pendant l’épidémie de Covid 19. Nous ne pouvons pas la répéter.

J’ai passé ma vie dans des blocs opératoires à tenter de réparer ce que la guerre a brisé. Aucun chirurgien ne peut refermer une blessure tant que d’autres mains continuent de l’ouvrir. Une politique de santé durable exige la paix. Et la paix exige le courage moral d’agir. Pas le temps d’un discours, pas symboliquement, mais avec urgence et conviction. L’histoire nous demandera un jour si nous avons eu le courage d’agir au moment où il le fallait. Montrons, dès maintenant, dans l’est de la RDC, que nous en sommes capables.

Denis Mukwege, fondateur et directeur médical de l’hôpital de Panzi, à Bukavu (République démocratique du Congo). Il a reçu le prix Nobel de la paix en 2018 et est membre des Elders, le groupe fondé par Nelson Mandela. Le Monde du 4 juin 2026

4 06 2026

Le corps de Lyhanna, 11 ans,  est retrouvé dans un silo à céréales fermé depuis plus de quinze ans sur la commune de Puycasquier, dans le Gers, que Jérôme Barella connaissait, pour avoir travaillé pendant six ans sur cette exploitation avant que le silo cesse d’être utilisé. C’est une cascade de travaux d’une médiocrité à trembler de rage qui est à l’origine de l’assassinat de cette fillette. Si les juges, les policiers, les gendarmes avaient fait – ou pu faire – correctement leur boulot, le coupable aurait probablement été mis à l’ombre, en prison, ou à tout le moins hors d’état de nuire à autrui, en restant à la remorque de ses pulsions. Lyhanna, qui habite à Goutz a été vue vivante pour la dernière fois le vendredi 29 mai 2026  vers 15 h aux abords du collège Hubert-Reeves à Fleurance (Gers). Sa famille a signalé sa disparition aux gendarmes vers 18 h 45 le même jour.

Jérôme Barrella, 41 ans, père de deux fille de 7 et 11 ans, cette dernière étant amie de Lyhanna, est le principal suspect. Mis en examen pour enlèvement et séquestration de mineur de moins de 15 ans le 1° juin 2026, il est placé en détention provisoire.

Casier judiciaire vierge, mais connu pour des comportements inappropriés :

  • Depuis 2017, au moins quatre procédures dont trois plaintes, le concernant ont été répertoriées. Selon les éléments apportés par la procureure, la justice retrouve une première trace de Jérôme B. en décembre 2017. Il ne s’agit pas d’une plainte, mais d’un signalement auprès de la gendarmerie effectué par une mère de famille, dont la fille de 17 ans entretient une relation consentie avec le suspect. L’affaire est classée sans suite.
  • Beaucoup plus grave, en février 2022, le parquet de Béthune, Pas de Calais, transmet à celui d’Auch une plainte pour viol sur mineure de 15 ans, commis courant 2020 à Montestruc sur Gers, au domicile de Jérôme Barella quand cette mineure était en vacances dans le Gers. Jérôme Barella était ami de son père. Elle est classée sans suite, en mai 2024, faute de pouvoir suffisamment caractériser l’infraction, selon la procureure d’Auch, Madame Meyer.
  • Exclu en 2021 d’un lycée du Gers où il travaille comme agent d’entretien pour des faits jugés déplacés avec une élève.
  • Le 27 janvier 2025, Gérald Darmanin, ministre de la Justice envoie une circulaire à tous les responsables judiciaires de France leur demandant de prioriser les enfants victimes dans le traitement des plaintes.
  • En avril 2025, David Taupiac, député du Gers interroge par écrit le Garde des Sceaux sur la situation alarmante du tribunal judiciaire d’Auch, confronté à une pénurie de magistrats et de greffiers ainsi qu’à des dysfonctionnements informatiques répétés, compromettant gravement le bon exercice de la justice dans le département.
  • Visé par une plainte le 22 août 2025 pour viols sur mineure de moins de 15 ans, déposée à la brigade de gendarmerie de Plaisance du Touch, Haute Garonne. La fillette est entendue par les gendarmes, et les premiers examens sont réalisés en septembre et en octobre. Le dossier est transmis à la gendarmerie de Fleurance en janvier 2026, soit 9 mois après le dépôt de plainte. Les faits ayant eu lieu dans le Gers, le parquet de Toulouse avait transmis le dossier à celui d’Auch, territorialement compétent. Le dessaisissement a alors été acté début novembre, a précisé David Charmatz, le procureur de Toulouse. C’est la mère d’une fille de 10 ans qui avait dénoncé des viols commis entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile du suspect, selon la procureure de la République d’Auch, Madame Clémence Meyer. Depuis le dépôt de cette plainte voilà neuf mois, le suspect n’a pas été entendu. Selon Clémence Meyer, le contact avec la gendarmerie de Fleurance n’a été réalisé que deux mois plus tard, début janvier, et les premiers actes d’enquête ont été diligentés fin janvier. Que s’est-il passé depuis ? Les enquêteurs ont-ils fait le lien avec la précédente plainte pour viol ? Pourquoi Jérôme Barella n’a-t-il pas été immédiatement convoqué et entendu ? La procureure a affirmé qu’à l’issue des actes d’enquête, il était prévu un placement en garde à vue du suspect pour une audition. Et d’ajouter, comme pour anticiper un procès en inaction de ses services, que l’audition du mis en cause vient clôturer la phase d’enquête.
  • En septembre 2025, le président du tribunal d’Auch déclare : nous ne sommes que 10. On est à l’os
  • dépôt d’une plainte pour attouchements le 3 juin 2026

Emploi du temps :

    • vendredi 29 mai 2026, 15 h 05 : filmé par vidéosurveillance transportant Lyhanna dans sa voiture après sa sortie du collège.
    • 15 h 05 – 18 h 30 : il affirme l’avoir déposée près de la piscine de Fleurance, mais celle-ci était fermée ce jour-là.
    • 18 h 30 – 20h : vu par plusieurs témoins à la fête de l’école de sa fille à Montestruc sur Gers (commune voisine), où il participait aux festivités.
    • 20 h 30 : retourne à Fleurance pour alerter les parents d’une amie de Lyhanna de sa disparition, sans mentionner l’avoir transportée.
    • Samedi 30 mai : interpellé vers 12 h 30, puis placé en garde à vue.
Guide Urbain de Fleurance

Monestruc sur Gers, Goutz, Puycasquier sont au sud de Fleurance. Auch est plus au sud, Toulouse au sud est

Actualités Affaire Lyhanna : Info en direct - Vidéos et images

En France, selon la fédération France victimes, 73 % des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs sont classées sans suite, souvent par manques de preuves, parce que les enquêtes avancent trop lentement. En 2024, toujours en France, on a dénombré près de 34 000 agressions sexuelles et viols sur mineurs, un chiffre qui a doublé en 10 ans, tandis que seuls 555 policiers sur 153 000 et 2 118 gendarmes sur 120 500 sont formés au recueil de la parole de l’enfant. Il y a 70 000 plaintes sur des abus sexuels en instance sur les 3 millions, toutes infractions confondues. Du côté de la magistrature, on compte 11,3 juges pour 100 000 habitants quand ils sont 21,9 dans le reste de l’Union européenne.

Le laxisme reproché à la justice, notamment concernant la répression des crimes sexuels, n’est pas confirmé par les chiffres. Entre 2017 et 2022, le nombre de condamnations pour infractions sexuelles a ainsi augmenté de 14 %, et 93 % des auteurs majeurs de viol ont été condamnés, sur la même période, à une peine privative de liberté ferme, selon les chiffres de la chancellerie.

Quelle que soit la réforme envisagée, elle nécessitera, sans aucun doute, des moyens supplémentaires. Certes, le budget de la justice a progressé sous Emmanuel Macron (plus de 54 % d’augmentation entre 2017 et aujourd’hui [1]). Cela a permis, notamment, un plan de recrutement massif de magistrats et de greffiers [2]. Mais cela n’a pas suffi pour que la France rattrape son retard sur certains de ses voisins européens, notamment l’Allemagne. Cet effort est à poursuivre. Même dans un moment de fragilité économique, la justice doit rester une priorité.

Éditorial du Monde du 9 juin 2026

L’augmentation du budget de la justice est donc réel, en dépit de l’annonce par le garde des Sceaux,  Gérald Darmanin d’une coupe de 414 millions € pour le budget 2026.

Par ailleurs il faut constater que lorsque les agriculteurs, par exemple, manifestent, les réactions sont très rapides et on n’attend pas la fin de la manifestation pour le faire, puisqu’il y a risque de trouble à l’ordre public. Évidemment, a contrario, lorsqu’un homme viole une petite fille, l’ordre public, au moins au moment du crime, n’est pas troublé, donc il n’y pas urgence.

Le Monde est en mesure d’établir, de sources concordantes, que le comportement en ligne de l’intérimaire de 41 ans avait alerté jusqu’aux États Unis. En effet, l’organisme américain NCMEC (National Center for Missing and Exploited Children) a transmis, avant l’affaire Lyhanna, plusieurs signalements le visant à l’Office mineurs (Ofmin), le service en pointe de la direction nationale de la police judiciaire pour lutter contre les violences sexuelles faites aux mineurs.

C’est encore un voyant allumé par les agissements de Jérôme Barella, mis en examen et écroué à ce stade pour enlèvement et séquestration de la collégienne dans le Gers, qui pose la question de toutes ces informations dispersées le concernant, empêchant les enquêteurs d’appréhender pleinement sa dangerosité.

Créé en 1984 et adossé au Congrès américain, le NCMEC est un organisme de référence dans la lutte contre la pédocriminalité internationale, car il agrège les alertes collectées par les fournisseurs d’accès à Internet, les géants du Web et les réseaux sociaux – à l’image de Google, Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok, Pornhub, OnlyFans ou YouTube concernant des contenus pédocriminels hébergés en ligne, puis les communique aux polices nationales des ressortissants détectés. Sont transmises au NCMEC des informations tant sur des adultes tentant d’interagir sexuellement avec des mineurs sur Internet que sur ceux téléchargeant ou échangeant des images ou des vidéos de violences sexuelles commises sur des enfants.

Ainsi, le NCMEC transmet des centaines de milliers de signalements par an aux autorités françaises, mais aussi à d’autres pays, qui ne contiennent pas toujours l’identité complète de l’auteur mais, au minimum, les informations qu’il a fournies à la création de son compte – généralement, son pseudonyme, son e-mail, son téléphone et son adresse IP. Des informations pas toujours transparentes, qui nécessitent ensuite des investigations pour remonter jusqu’à l’identité de l’auteur.

Les signalements de la fondation américaine concernant le principal suspect du meurtre de Lyhanna ont été découverts après l’éclatement de l’affaire, lorsqu’il a été demandé à tous les services de police et de gendarmerie de rechercher dans leurs bases de données toute référence au suspect. Ceux-ci, remontant à il y a plusieurs mois, n’avaient pas été portés à la connaissance de la justice, de sorte qu’aucune enquête judiciaire n’avait été ouverte. Pour autant, la présence dans le NCMEC d’un suspect est un marqueur signifiant, parmi d’autres, quant à son risque de passage à l’acte pédocriminel.

Au niveau des autorités françaises, on rappelle que l’Ofmin ne peut traiter qu’une infime partie des signalements reçus des Américains tant ceux-ci relèvent d’un volume conséquent, et qu’ils ne sont pas toujours nominatifs, sans se prononcer sur le cas Barella spécifiquement. La France est le quatrième pays au monde à héberger le plus de contenus pédocriminels, derrière les États Unis, la Russie, les Pays Bas, expliquait Gabrielle Hazan, ancienne cheffe de l’Ofmin, dans un entretien à 20 minutes en 2024.

Évoquant un gros travail de priorisation (…) à faire, la commissaire expliquait que ses services ne pouvaient traiter que moins de 1 % des signalements, citant le chiffre de 318 000 signalements sur l’année 2023, donc 870 par jour en moyenne. Sur les 318 000 contenus qu’on reçoit, à chaque fois on voit un enfant qui subit un viol ou un enfant qui envoie des photos de lui nu sous la contrainte [menace ou chantage], mais nous n’avons pas les moyens d’ouvrir une enquête à chaque fois, ajoutait elle, évoquant des infractions toujours caractérisées.

À l’Ofmin, les policiers spécialisés traitent donc en priorité les signalements concernant les organisateurs de livestreams (vidéos diffusées en direct) et les auteurs de violences graves sur les enfants, quand un signalement pour atteinte sexuelle sera plutôt en bas de la pile.

Car l’office souffre d’un manque cruel de personnel actif : ils ne sont qu’une quarantaine d’enquêteurs, contre les 85 prévus à la création de l’office il y a trois ans, en 2023, sur une initiative de Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur, en réponse à la hausse des atteintes faites aux mineurs. En comparaison, les forces de police britanniques comptent 800 effectifs spécialisés dans la lutte contre la pédocriminalité.

Ainsi, c’est grâce à des signalements du NCMEC que les enquêteurs de l’Ofmin avaient pu identifier, puis interpeller en juin 2025, un garagiste de 55 ans dans le nord de la France, soupçonné d’avoir commandité des centaines et des centaines de viols sur des enfants à des familles en Colombie, financés notamment par des crédits à la consommation.

Si les signalements du NCMEC arrivent tous à l’Ofmin, qui les traite ou non selon leur origine et selon le degré de priorité, ils peuvent aussi être accessibles aux services territoriaux de police et de gendarmerie s’ils font une demande de criblage concernant l’un de leurs suspects. Dans le cas de Jérôme Barella, cela ne semble pas avoir été fait par les gendarmes chargés des premières plaintes visant le père de famille.

Toutefois, pour les services territoriaux, faire une demande de criblage dès le dépôt de plainte n’est pas toujours payant. Il faut parfois saisir le matériel informatique du mis en cause, dans le cadre d’une perquisition, pour découvrir les adresses e-mails et les pseudonymes qu’il utilise. C’est ce qui rendra la requête en criblage utile, dans l’hypothèse où son état civil n’apparaît pas dans les signalements NCMEC.

Arthur Carpentier, Lorraine de Foucher, Laura Motet, Jérémie Pham Lé. Le Monde du 13 06 2026

Il est autour de 18 h 30, mercredi 17 juin, dans la grande salle d’audience du tribunal de Meaux (Seine et Marne), presque pleine. [3] Une soixantaine de personnes, beaucoup de femmes, une majorité de cheveux blancs, mais aussi quelques jeunes ont répondu présent à ce moment d’information et d’échange, après l’émotion et la colère suscitées par la mort de Lyhanna.

Cela fait presque une heure que la séance de questions réponses a commencé, quand le procureur de la République, Jean Baptiste Bladier, s’autorise à fendre l’armure. Ça nous bouffe, cette affaire Lyhanna. Mes parquetières, je sais que la nuit, elles repensent aux dossiers de la journée. La force et la faiblesse de la justice, c’est d’être servi par des êtres humains. Je vous dois beaucoup de choses, mais pas mon infaillibilité, car je ne peux pas vous la donner. En vingt cinq ans de métier, j’ai dû forcément faire des erreurs, c’est impossible que ça ne soit pas arrivé

Le lendemain, le lundi 8 juin, à l’appel d’associations féministes et de défense des victimes, pas loin de 300 personnes manifestent leur colère devant le tribunal de Meaux. Ce qui fait beaucoup de monde pour une ville comme la nôtre, reconnaît le procureur. Ce jour là, Jean-Baptiste Bladier ne se démonte pas, descend de son bureau et va à la rencontre des manifestants. Pendant deux heures, il répond aux questions et aux invectives, et donne rendez-vous mercredi 17 juin, à partir de 17 h 30.

Bienvenue dans votre tribunal. C’est par ces mots que le président, Paul Huber, accueille les retardataires qui se pressent dans la salle d’audience. On comprend cette colère vis à vis de la justice. Il est tout à fait légitime de nous demander de rendre des comptes. Puisque nous rendons la justice en votre nom. C’est au tour du procureur, Jean Baptiste Bladier, de prononcer quelques mots d’introduction. Dans ce moment, ce dont nous pourrions souffrir le plus, c’est de rester enfermé sans entendre les critiques, sans accueillir la colère. Cette invitation ne nourrit pas l’ambition de vous convaincre, mais de donner à réfléchir… 

La première question vient du premier rang. Un homme d’une soixantaine d’années, qui se présente comme maire adjoint d’une municipalité voisine, veut en savoir plus sur ces 70 000 plaintes qui dorment dans les fichiers de la justice et de la police, et dont le garde des sceaux, Gérald Darmanin, exige un examen avant le 14 juillet, pour être sûr que ne s’y cachent pas d’autres affaires Lyhanna.

Le procureur de la République explique qu’en 2025, le tribunal a déjà fait un travail d’inventaire de tout le stock des enquêtes. Résultat : 26 000 procédures sont en cours, dont 1 282 qui concernent uniquement des mineurs. On est en train de procéder au nettoyage, décrypte Jean Baptiste Bladier. D’abord pour supprimer d’éventuels doublons et, surtout, pour hiérarchiser les urgences. Mais on ne va pas traiter ces dossiers en un mois, ça, c’est sûr… 

Au tribunal de Meaux, le parquet du pôle qui traite des violences intrafamiliales mobilise cinq magistrats. Ils doivent prendre en charge chaque jour en moyenne 30 appels, 80 e-mails et environ 13 signalements d’enfants en danger, dont six peuvent être considérés en situation d’urgence. Un chiffre qui peut monter à 20 ou 25, le vendredi, le jour où l’éducation nationale a l’habitude d’envoyer ces signalements.

Au commissariat de la ville, cinq enquêteurs suivent chacun une centaine de procédures, dont plusieurs viols et agressions sur mineurs. Ils sont totalement débordés, constate le procureur. Chacun vit dans le stress insupportable qu’un drame peut arriver. Notre quotidien est d’arbitrer entre du très grave et du très très grave…

Le micro circule dans la salle. Comment arrivez vous à apprécier la parole de l’enfant contre celle du violeur ? demande une dame d’une quarantaine d’années. C’est la question la plus difficile de notre métier, répond Alice Lelong, cheffe du pôle des mineurs. Comme la parole de l’enfant peut être influencée et facilement manipulée, tout notre travail est d’obtenir une parole la plus vraie possible. Parfois, il s’agit juste d’un mot dans une phrase, rebondit le procureur. Et vous vous dites : là, il y a un truc. Chaque jour à Meaux, dix gardes à vue en moyenne concernent les violences intrafamiliales.

Je ne me sens pas en sécurité. Cette mère de famille d’une petite fille se présente comme une habitante de la ville. Elle ne se lève pas de sa chaise et parle d’une voix monocorde. À partir de quel moment un papa ou une maman qui embrasse avec sa langue une petite fille, ça devient grave ?Léger brouhaha dans l’assemblée. La mère continue, imperturbable. Je suis face à ma fille de 6 ans qui hurle et qui ne veut pas aller chez son père. Je fais quoi, moi ?Jean Baptiste Bladier est obligé de rappeler qu’il ne peut pas évoquer des cas particuliers, mais lui propose de la voir après la réunion. Alice Lelong rappelle, malgré tout, l’évidence : Un bisou avec la langue, c’est une agression sexuelle. C’est très grave. Et cela mérite évidemment d’être traité.

Le débat glisse sur l’opportunité d’une loi intégrale contre les violences commises contre les femmes et les mineurs, défendue par 150 associations, et presque autant de députés. Le procureur refuse de se prononcer, mais dit tout le mal qu’il pense de la création d’un parquet national spécialisé sur ce type de violences, pourtant défendue dans cette proposition de loi. Ce qui justifie l’existence d’un parquet national, c’est un nombre plutôt réduit d’affaires, mais d’une très grande technicité. Les violences intrafamiliales, c’est d’abord une délinquance de masse. Ici, nous traitons ces affaires tous les jours. Nous sommes déjà un parquet spécialisé.

La réunion devait durer deux heures, elle a déjà débordé d’un quart d’heure. J’espère qu’on n’a frustré personne, dit le procureur. Mais une voix se met à parler dans le micro. Pour la première fois, c’est de la colère qui s’exprime. Ce que vous dites me fait hérisser les poils. Je suis horrifiée par ce système, qui donne l’impression de vivre en complicité avec les agresseurs, poursuit la femme. Condamnée pour non représentation d’enfant, elle assure que cela fait dix sept ans qu’elle se fait traiter de menteuse. Jean Baptiste Bladier reprend la parole : J’accueille votre colère… Mais ce soir, je ne peux pas vous offrir plus que cela.

La salle se vide. Sur le parvis, une jeune retraitée, ancienne assistante sociale dans le milieu hospitalier, a l’impression d’avoir vécu un moment tout à fait exceptionnel. Elle était venue manifester le 8 juin devant le tribunal, bouleversée par la mort de Lyhanna et choquée par le manque de moyens de la justice. Aujourd’hui, elle est revenue avec deux copines, elles aussi à la retraite, elles aussi d’anciennes assistantes sociales. Toutes les trois en sont convaincues. Faute de moyens, ils ne pourront jamais y arriver, ils ont beaucoup trop d’affaires à traiter. 

Grégoire Biseau Le Monde du 19 06 2026

11 06 2026

À part les prix scandaleux des places, le chaos des visas, l’interdiction faite aux Iraniens de dormir dans la ville américaine où ils jouent et à un arbitre somalien de participer à la Coupe du monde pour laquelle il avait été sélectionné, le coût écologique exorbitant, la menace de voir la police anti immigration aux portes des enceintes sportives, la nécessité de passer son PEL pour aller au stade en transports en commun, le bouleversement du foot en quatre temps pour plaire au marché publicitaire et le sentiment qu’en étant prête à toutes les compromissions avec Donald Trump [5] , la Fifa a perdu à la fois son pouvoir et son honneur, la Coupe du monde, vraiment va être une belle fête.

Vincent Duluc L’Équipe du 10 06 2026

Mais, ma foi, puisque les fleurs poussent mieux sur le fumier, ne nous privons pas d’elles :

Corps de ballet. 

Devant un public médusé, le spectacle s’enflamme: sauts virevoltants, sprints aux foulées aériennes, enchaînements entre partenaires qui semblent se trouver sans se regarder. Les corps bondissent, paraissent suspendus; les pieds s’ouvrent suivant des angles improbables. La puissance et la technique s’effacent sous la grâce et la légèreté. Ce n’est pas une performance de danse sur une scène d’opéra, mais le prodigieux ballet à vingt deux qu’offre la Coupe du monde de football. Oubliés ou presque le foot businesse écœurant, les conditions écologiques et politiques plus que contestables de ce Mondial organisé aux États Unis, au Canada et au Mexique: le temps d’une compétition, ce sont des artistes que le public regarde avec passion et admiration, dans des stades ou devant la télévision. Les gestes fous de Lionel Mpasi, le gardien congolais capable de stopper le ballon du bras, de la tête, des poings, du genou et même de ‘entrejambe. Le pied gauche de l’argentin Messi, qui  a trente neuf ans continue de danser autour de ses adversaires dans des accélérations phénoménales. Et évidemment, l’équipe de France- quatorze millions de téléspectateurs le 16 juin pour France/Sénégal sur M6. Dans cette formation cinq étoiles, Michaël Olise, 24 ans , défie les lois de la gravité et de la précision, et suscite frisson et émotion au delà des fans habituels. Il décolle du sol, peut tourner de 360° en l’air, flotte gainé à l’extrême, avant de délivrer des actions bluffantes, comme ce ciseau retourné contre la Suède le 30 juin. La beauté de ses gestes, c’est aussi qu’ils sont souvent  réalisés, non vers le but, mais pour servir ses coéquipiers : les glissés vers Mbappé contre le Sénégal et vers Dembele contre l’Irak, le petit pont qui trouve Barcola face à la Suède. « Performeur artistique » selon le danseur étoile François Alu (dans l’Équipe le 29 juin), Michaël est un sportif qui boude les sponsors, affiche sa sensibilté à l’art en publiant sur Instagram des clichés originaux d’un écran de télé pris par un photographe non accrédité. Un artiste des pelouses, qui voit ce que personne ne voit et incarne la credo de Michel Platini : le plus beau dans le foot, ce n’est pas le but, c’est la passe. Comme un ballet dans lequel les corps se dépassent et se devinent, un match est une partition collective, une symphonie où brillent chaque fois quelques étoiles. Un spectacle, un art.

Juliette Bénabent Télérama 3991 du 4 juillet 2026

Le mémorable retourné acrobatique de Michael Olise face à la Suède en 16ᵉ de finale de la Coupe du monde (30 juin 2026, East Rutherford, dans le New Jersey).

Quand vous avez un joueur comme Olise, ne réfléchissez pas, courez et le ballon arrivera. Il arrivera exactement là où vous le souhaitez. Vous n’avez pas besoin de le demander ou de lui montrer où le mettre, il le fera.  Zlatan Ibrahimovic

15 06 2026

La Russie frappe Kiev au cœur de la religion orthodoxe : la cathédrale de la Dormition de la Laure des grottes de Kiev. Kiev répond en mettant le feu à la raffinerie de Krasnodarsk, aux portes de Moscou, et recommence le lendemain. Les files de voiture s’allongent dans les stations service, en Ukraine l’armée russe recule faute de carburant : ce pourrait bien être un tournant de la guerre.

Le toit de la cathédrale de la Dormition de la Laure des grottes de Kiev est en feu, lundi 15 juin 2026, alors qu'une attaque massive russe cible la capitale ukrainienne.

Fondé au XI° siècle, le monastère, composé d’un immense ensemble de cathédrales, d’églises et de galeries souterraines inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, domine la rive droite du Dniepr. Peu avant l’aube, le toit de la cathédrale de la Dormition a pris feu.

17 06 2026

Cessez le feu entre les États Unis et l’Iran. Faut y voir fini. Négocié à Genève sous la houlette du Pakistan, annoncé à Évian, signé à Versailles, sans la présence d’un seul Iranien : on croirait juste un gros coup de com de Donald Trump, avec la complaisance déférente d’Emmanuel Macron. Ma foi, si cela pouvait avoir remis l’Ukraine avant la Russie dans la tête de Trump, cela se justifierait.

  • arrêt immédiat des combats, Liban inclus.
  • libre circulation dans le détroit d’Ormuz, sans frais pendant 60 jours. (Est-il miné ou non ? il se joue là une partie de poker menteur.)
  • un engagement de 300 milliards $ des États Unis pour la reconstruction de l’Iran

19 06 2026

On aurait pu croire que la découverte du corps de Lyhanna, quinze jours plus tôt, aurait mis les forces de l’ordre en alerte : même pas. Le jeune Louis 17 ans est lynché à mort à Narbonne par cinq jeunes décervelés par les réseaux sociaux, dérivant jusqu’à l’assassinat. Forces de l’ordre, poursuivez ainsi, et il deviendra certain que l’extrême droite arrivera au pouvoir en mai 2027.

27 06 2026

Le 20 octobre 2004, un télescope spatial avait été mis en orbite : le Neil Gehrels Swift Observatory, plus connu sous son nom simplifié Swift. Son but était d’observer les sursauts gamma, ces phénomènes ultra violents qui ne durent parfois que quelques millisecondes. Il s’agit d’une forte éruption de rayons gamma qui voyagent à des vitesses proches de celle de la lumière et dont on ignore encore l’origine exacte.

Vue d'artiste du télescope spatial Swift. © Nasa

Vue d’artiste du télescope spatial Swift. © Nasa

Seulement, Swift vieillit. Et malgré plusieurs décennies de résultats incroyables pour mieux connaître ces phénomènes, il commence à descendre vers la Terre. Suite à des tempêtes solaires, son altitude s’est abaissée à 400 kilomètres seulement, au lieu de 600 quelques mois auparavant, et il risque de finir brûlé dans l’atmosphère si rien n’est fait pour le sauver.

C’est là qu’arrive le sauveur, tel le héros de la légende : Link ! Ici, pas de chevalier tout de vert vêtu, mais bel et bien un satellite qui doit venir en aide à Swift, mais comment ?

Link est actuellement en cours de construction, la Nasa a annoncé récemment que l’engin que l’on doit à l’entreprise Katalyst Space Technologies avait été transporté de l’Arizona au Colorado pour subir toute une batterie de tests en vue de son lancement.

Le directeur de la mission à la Nasa, John Van Eepoel, précise dans un communiqué : La mission de sauvetage de Swift est une mission à haut risque, mais avec une belle récompense à la clé. Si nous ne faisons rien, Swift va rentrer dans l’atmosphère terrestre avant la fin de l’année.

Le temps presse. Katalyst a dû élaborer sa mission en un temps record. Le contrat a été signé il y a moins d’un an, en septembre 2025. Et il a fallu alors créer le satellite sauveteur, le concevoir, le construire, le tester, et bientôt le lancer dans l’espace.

Sur le papier, la mission de Link est simple : le vaisseau doit rejoindre Swift, s’y amarrer et le propulser à une altitude plus haute d’où il pourra poursuivre sa mission sans risquer de finir en étoile filante dans l’atmosphère. Après cela, Link poursuivra sa route loin de là, et finira, lui, par retourner dans l’atmosphère.

Le plan de sauvetage du télescope spatial Swift par le satellite Link. © Katalyst

La mission, baptisée Swift Boost, est risquée. Elle nécessite un rendez-vous orbital et doit se passer de calculs trop complexes afin d’être finalisée à temps. Une manière de faire assez inhabituelle dans le spatial où l’on n’accepte pas d’habitude un niveau de risque si élevé, mais qui montre à quel point l’urgence dicte ici le programme.

Il faut dire qu’à part ce problème d’altitude, les instruments de Swift restent performants. Il est actuellement le seul télescope spatial capable de guetter les sursauts gamma de manière aussi fine. Il continue de fournir d’importantes données à la communauté scientifique, et il serait infiniment plus cher et plus long, pour la Nasa, de le laisser tomber et de lancer une nouvelle mission équivalente.

Les sursauts gamma sont extrêmement violents et spectaculaires, mais aussi très mal connus. © Nasa

Link doit décoller le 27 juin (2026), à bord d’un lanceur Pegasus XL de Northrop Grumman. Mais si c’est un échec, nous ne pourrons rien faire, à part regarder le moment où Swift finira désintégré dans l’atmosphère.

Futura Science MSN

23 06 2026

Marc et Simonne Bloch entrent au Panthéon.

Panthéonisation Marc Bloch 2362026

24 06 2026

La terre tremble à Caracas, la capitale du Venezuela avec une magnitude de 7.2 et 7.5, 39 secondes plus tard : quinze jours plus tard, on dénombre près de 4 000 morts, 12 400 blessés, 50 000 disparus, 59 000 immeubles endommagés. Une forte réplique se produira le 29 juin.

Résultat d’images pour séisme venezuela sans victimes

3 07 2026

CMA CGM lance le plus grand porte conteneur français, fabriqué au chantier naval chinois de Yangzijiang Shipbuilding : le Notre Dame.

Le porte-conteneurs « Notre-Dame », dernier-né de la compagnie CMA CGM, à l’approche du port du Havre (Seine-Maritime), le 29 juin 2026.

400 mètres de long, 78 mètres de la quille au mât. Emporte 24 000 conteneurs de 20 pieds – 6 mètres-. 30 marins. Seuls les fans de Charlie Hebdo se réjouiront de ce que Notre Dame soit devenue un monstre.

4 07 2026

Le meilleur exemple de la rigidité française, est bien le Tour de France, rigoureusement incapable de s’adapter à la canicule : il commence à Barcelone pour attaquer la montagne deux trois jours plus tard, avec les pires horaires qui soient par temps de canicule : des départs entre 12 et 14 h, au maximum de la chaleur : une incohérence totale, dictée par ces messieurs dames de la télévision ; il faudra attendre qu’il y ait au moins un mort pour faire bouger les lignes ; quand le cynisme touche à la non assistance à personne en danger ! Il suffirait de mettre le départ à 5, 6 h du matin pour que l’on constate que la santé des coureurs l’emporte sur tout le reste, mais non, rien !

Dans le Tour de France de 1910, François Lafourcade, régional de l’étape et qui court sans équipe, passe en tête au col d’Aubisque, à 180 kilomètres de l’arrivée, avec une avance de 16 minutes sur Lapize. Ce dernier, à bout de force dans la montée du col, s’adresse à Charles Ravaud, journaliste de L’Auto représentant le directeur Henri Desgrange, et lui déclare : Vous êtes des criminels, vous entendez, des criminels ! On ne demande pas à des hommes de faire un effort pareil ! Vous êtes tous des criminels. Et là, en 2026, dans une très dure canicule, rien, pas une seule récrimination !   

6 07 2026

Depuis le début de l’année, le feu a déjà ravagé 11 000 hectares en France, dont la moitié autour d’Ille sur Têt, dans les Pyrénées Orientales, ces trois derniers jours.

7 07 2026

La cour d’appel de Paris lève l’inéligibilité de Marine Le Pen qui se pourvoie en cassation, tenant ainsi à distance le bracelet électronique et se déclare candidate à la présidence de la République pour mai 2027. Il n’est pas du tout sur que ses électeurs lui en veuillent de ce numéro de procédurier funambuliste : il n’est que de se souvenir des élections et multiples réélections d’un Jacques Médecin à Nice, d’un Patrick Balkany à Levallois Perret, par des électeurs de droite, etc, etc. Ils sont plutôt nombreux les Français à nourrir une estime toute relative pour ces messieurs dames de la Justice.

20 07 2026

En Angleterre, Andy Burnham, à la tête du Labour, succède à Keir Starmer, au 10 Downing Street, devenant ainsi le septième premier ministre en dix ans.

_______________________________________________

[1] Augmentation qui peut être considérée comme un simple rattrapage par rapport à la moyenne européenne, lequel rattrapage signifie bien une amélioration notable.

[2] Mais est ce que c’est toute la justice qui a bénéficié de ces augmentations ? à quels services a été versé cet argent ? très probablement aux services nationaux – terrorisme, drogue, grand banditisme  – tandis que les justices territoriales restaient exsangues …

[3] Lequel tribunal de Meaux avait été aux premières loges pour un bon gros loupé en 2010 : rappel : 

30 07 2010

Pour être allé voir sous les jupes des filles avec une caméra miniature cachée dans un stylo, Dominique Pélicot est interpellé dans un centre commercial de Collégien, en Seine et Marne, et une procédure de  captation d’images impudiques est dressée par le commissariat de Noisiel qui lui fait payer finalement une amende de 100 €. Que cela soit passé inaperçu auprès de la justice on peut facilement le comprendre. Mais l’affaire était en fait allé plus loin, car elle avait donné lieu à un prélèvement d’ADN, lequel avait été versé au Fnaeg – Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques -, qui, quelques semaines plus tard, signale que cet ADN correspond en tous point à celui du sang retrouvé sur les chaussures d’Estella, une jeune femme qu’un client de l’agence immobilière de Villeparisis a agressée le 11 mai  1999. Cette information est transmise au tribunal de Meaux… où rien ne se passe … sinon que l’affaire sera classée avec un non lieu en 2010. Et Dominique Pélicot va donc pourvoir poursuivre sa carrière de prédateur sexuel pendant dix ans de plus jusqu’au procès retentissant de Mazan en 2024. Si la justice avait fait le job, il aurait été mis à l’ombre à ce moment là, et Gisèle Pélicot n’aurait pas eu à subir la folie criminelle de son mari.

[4] Lequel monde n’est que très partiellement représenté par 48 pays. N’ont pas répondu présent : La Chine, l’Inde, le Pakistan, de Bengladesh, le Nigéria, l’Indonésie etc… qui pèsent quelques 3 milliards d’habitants, plus que les 48 autres réunis. Dons cela ressemble plutôt à un tiers monde voire à un quart monde

[5] qui ira jusqu’à effacer à la demande de Donald Trump un carton rouge (expulsion et interdiction de jouer le match suivant de cette compétition) infligé à un footballeur américain !